Les arbitres soutenus par l’IRB

Même si le rugby ne connaît pas encore les dérives du football, la prochaine Coupe du Monde, qui voit grandir l’intérêt et les attentes qu’elle génère, pourrait être un tournant en matière de protection médiatique de l’arbitrage. En effet, critiquer pourra coûter cher. Les vingt-quatre pays qui participeront à la prochaine Coupe du monde en France sont prévenus: l’IRB se montrera particulièrement intransigeante concernant les critiques des décisions arbitrales pendant la compétition.

C”est très clair, les joueurs et les entraîneurs qui polémiqueront sur les décisions arbitrales pendant le Mondial s”exposeront à des amendes, voire à des suspensions de la part de l’International Rugby Board. Lors d’une conférence de presse spécialement organisée mercredi à Sydney, le responsable du corps arbitral à l’IRB, Paddy O’Brien, déplorait que “les entraîneurs qui critiquent ouvertement et blâment les arbitres ne jouent pas le jeu“. Les plaintes écrites (qui existent déjà) appuyées sur une preuve vidéo seront bien sûr prises en considération. Ce sont en fait les remarques formulées dans la presse après les matchs qui se verront sanctionnées.

Cette interdiction est déjà de mise dans le Super 14. Dernier exemple en date: Eddie Jones. L’entraîneur des Reds n’a pas apprécié la prestation de l’arbitre lors du match contre les Brumbies le week-end dernier et l’a fait savoir dans les médias. Du coup, il a dû comparaître devant une commission de discipline mardi et attend de connaître sa sanction. “Les très bons coaches et les équipes qui occupent le haut de la hiérarchie mondiale en ce moment sont ceux qui nous font parvenir le plus de réclamations et qui s’estiment le plus lésés, expliquait le dirigeant irlandais. Ces récriminations pèsent beaucoup dans le choix des arbitres que nous sélectionnons,” note O’Brien.

Pour étayer ses propos, Paddy O’Brien a cité l’exemple de l’essai de Jamie Noon refusé par l’arbitre lors de la défaite des Anglais (41-20) contre les All Blacks à Twickenham en novembre dernier. Selon lui, il illustre parfaitement la vigilance des instances dirigeantes envers les prestations des arbitres. “Nous n’avons pas hésité à dire dans les médias que l’arbitre avait fait une grosse erreur”, a-t-il rappelé, en n’oubliant pas de préciser que les hommes en noir auraient eux aussi à rendre des comptes en cas de mauvaises décisions pendant la Coupe du monde. Histoire que tout le monde soit logé à la même enseigne.


Equipe préférée: disons que je suis Toulouso-montpelliérain. Joueurs préférés: Philippe Sella, Yannick Jauzion, Cédric Heymans, Sébastien Chabal, Byron Kelleher, Vincent Clerc, Shaun Sowerby, Maxime Médard (ouh qu'ils l'ont bien formé lui!), Petru Balan et Takudzwa Ngwenya. Et aussi Auguste Chadwick et Andy McLean. Joueurs détestés: Agustin Pichot, David Auradou, Fabien Pelous, Rodrigo Roncero, Mario Ledesma, Mathieu Blin, Lawrence Dallaglio, Pierre Mignoni...

5 Comments

  1. thi oc says:

    les arbitres peuvent ils faire quelque chose contre la modération?

  2. Qui©he says:

    En même temps le Rugby est proportionnellement mieux arbitré que le foot.

  3. thi oc says:

    quand le football prendre t il exemple sur le rugby ?!
    ça urge.
    bravo au board de soutenir les arbitres!

  4. PJ says:

    Le rugby est peut-être mieux arbitré que le foot, mais les erreurs sont proportionellement plus graves.

    Contrairement au foot, un arbitre de rugby peut faire gagner une équipe, il peut choisir le vainqueur s’il le veut. A coup de pénalités à 3 points, ça va vite, et les décisions sont plus facilement prises qu’au foot, ça peut passer à l’as plus facilement.

    Et le probmème, c’est que les anglo-saxons, surtout anglais et de l’hémisphère sud, sont largement majoritaires. du coup l’arbitrage s’en ressent. J’ai longtemps été très réticent à regarder des matchs internationaux, de club ou d’équipes nationales. Ca va mieux avec l’expérience et les connaissances des règles, mais parfois c’est à sauter au plafond tellement c’est grossier.

    Alors c’est bien que le Board soutienne ses arbitres, c’est même très bien, mais moi c’est surtout le contraire que j’attends: que les arbitres, tous sports confondus, prennent leurs responsabilités, aient une réelle remise en question publique et cessent de se cacher derrière l’excuse de l’erreur humaine. Cette remise en question est permanente à notre niveau (du stagiaire à l’arbitre fédéral) et je ne trouve pas qu’elle soit importante chez les arbitres internationaux. On revoit toujours les mêmes faire les mêmes erreurs ou avantager les mêmes équipes.

  5. Terryble says:

    Oui, c’est vrai qu’il y a beaucoup de choses qui sont à l’appréciation de l’arbitre et qui peuvent faire basculer un match (hors-jeu, mélée …) et ca peut aller trés vite avec des buteurs qui savent tous taper dans les 50 mètres.

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