Des origines du Grand Chelem

On le retrouve un peu partout, au tennis, au rugby ou encore au tarot, le fameux Grand Chelem, que la France a toujours espoir de décrocher dans ce Tournoi 2007. Dans le monde de l’ovalie européenne, ce Grand Chelem est réalisé par une équipe lorsqu’elle sort invaincue d’un Tournoi des 5 (puis 6) Nations. Le Pays de Galles est d’ailleurs la dernière équipe en date à l’avoir réalisé, en 2005.

Il existe également le Petit Chelem, moins prestigieux (et surtout moins connu), réalisé lorsqu’une équipe du tournoi des Six Nations gagne quatre matchs et fait un match nul. Comme son «grand frère», le Petit Chelem reste honorifique, puisqu’il n’est récompensé par aucun trophée.

Mais d’où vient donc ce terme de Grand Chelem? Les origines du mot chelem ne viennent pas du tennis, comme beaucoup auraient pu le croire, mais d’un coup du bridge appelé Grand Chelem ou Grand Slam en anglais, et qui signifie littéralement «grand coup». Le mot chelem n’est donc qu’une traduction phonétique et légèrement déformée du mot slam.

L’expression Grand Slam pour le rugby a été employée pour la première fois par le journal The Times pour qualifier les quatre victoires de l’Angleterre lors de l’édition 1957 du tournoi des Six Nations.

Le palmarès du Grand Chelem est dominé par l’Angleterre, qui a réalisé cette performance à douze reprises. Elle est suivie du Pays de Galles, qui l’a réalisée neuf fois et devance la France (huit fois), l’Écosse (trois fois) et l’Irlande (une fois). A ce jour, l’Italie, intégrée en 2000, n’a jamais emporté le Grand Chelem, mais ce n’est pas non plus à l’ordre du jour, une victoire de temps en temps fait déjà plutôt plaisir!

Le palmarès du Petit Chelem, depuis 1910, n’est lui pas très éloquent. L’Angleterre, toujours en tête, l’a emporté quatre fois, devant le Pays de Galles, trois fois, puis la France et l’Irlande, deux fois. L’Ecosse et l’Italie, ne l’ont jamais obtenu. Le dernier Petit Chelem remonte à 1985, les matchs nuls étant de plus en plus rares dans le rugby moderne. Et puis tout le monde s’en balance un peu, non?


Equipe préférée: disons que je suis Toulouso-montpelliérain. Joueurs préférés: Philippe Sella, Yannick Jauzion, Cédric Heymans, Sébastien Chabal, Byron Kelleher, Vincent Clerc, Shaun Sowerby, Maxime Médard (ouh qu'ils l'ont bien formé lui!), Petru Balan et Takudzwa Ngwenya. Et aussi Auguste Chadwick et Andy McLean. Joueurs détestés: Agustin Pichot, David Auradou, Fabien Pelous, Rodrigo Roncero, Mario Ledesma, Mathieu Blin, Lawrence Dallaglio, Pierre Mignoni...

5 Comments

  1. Xaxou says:

    « Et puis tout le monde s’en balance un peu, non? »

    Et bien non ! D’ailleurs j’ai deux questions:

    1. deux équipes ont-elles remporté un petit chelem lors d’un même tournoi ?

    2. Une équipe a-t-elle déjà réalisé 2 matches nuls lors d’un même tournoi des 5 (ou 6) nations ?

  2. PJ says:

    Pfiou! Tu vas loin toi! Je n’ai pas trouvé de tels détails concernant les matchs nuls. Si tu as le temps, tu peux regarder tous les résulats depuis 1972 ici.

    Par contre, j’ai trouvé un truc rigolo: en 1973, toutes les équipes sont arrivées à égalité, chacune ayant gagné tous ses matchs à domicile. Avec un nombre de matchs impairs aujourd’hui, celà ne pourra plus se reproduire.

  3. Xaxou says:

    Merci pour le lien !
    Sans trop chercher, je peux répondre à ma deuxième question:
    Oui, en 1974, le Pays de Galles a obtenu 2 matches nuls lors du même tournoi des 5 nations (9-9 en Irlande puis 16-16 à la maison face aux Bleus !).
    A noter qu’en 1972, l’Angleterre a réussi un grand chelem csc à savoir 4 défaites en autant de matches … Bon ça ;-))

  4. PJ says:

    A oui, pour 74 je suis passé dessus sans le voir. Désolé.

    Le Grand Chelem contre son camp, excellent! :-)))))

  5. toronado says:

    Pourquoi le mot chelem se prononce-t-il chlem?
    Si ce mot vient de « slam », qui est l’abruti qui a ajouté un « e », alors qu’il ne faudrait pas le prononcer?
    Bonjour la logique….

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